Mardi 20 janvier 2009


Alors dans l'ordre on a été à Goa avec la maman de Zoé et son beau-père. On y a vu de magnifiques paysages, des dauphins et pas mal de blanches personnes (mais si on enlève les vaches un peu colorées, il ne reste en fait QUE des blancs). Un type espagnol dans un bar nous à proposé de la kétamine, "un tranquilisant pour éléphant". En quittant les lieux on s'est aperçu que ce charmant monsieur était le propriétaire du resto. Après on a été visiter les pentes du vieux quartier de Panaji qui sont un peu comme les pentes de la croix-rousse mais en très différent quand même. Puis Old Goa qui se compose d'un regroupement de seizes églises. Si on tient compte de la célèbre phrase de Marx : "La religion est l'opium du peuple", on peut alors s'imaginer le nombre d'overdoses qui ont du avoir lieu à l'époque...


Après on est rentré à Chennai par le train pour aller acueillir AnnC à l'aéroport.


Après il y a eut le premier jour de pongal et le grand show de sécuri'thé. Le matin il nous a gaté d'un tas de plats délicieux dont son fameux "paillasson" dont il nous a gavé de force à la cuillère. L'après-midi il débarque et décide d'organiser une grande partie de serpents et échelles, un jeu de société que vous devez connaitre sinon vous êtres incultes (ou alors vous avez sautez toute l'école maternelle ainsi que le CP et le CE1). Les dés sont quatres coquillages qui comptent 1 ou 0 selon qu'ils tombent dans un sens ou dans l'autre. Sécuri'thé surveille que l'on joue bien exactement comme il faut, il est intransigeant si l'on ne lance pas tous les dés en même temps, trop fort ou trop doucement il faut tout recommencer. 


Après il y a eut les jours suivants de Pongal ou l'on a pu rencontrer quelques vaches tunnées (avec les cornes peintes ou embellies de nénons clignotants, le dos couvert de riches tissus et quelques baudruches accrochées à l'encolure), aller à un chouette concert de percussions sur la plage de Besant nagar, y voir des manèges à la vue desquels on comprend mieu pourquoi il existe tant de dieux au panthéon indien, il faut bien ca pour le rassurer quand on monte risque sa vie dans ces tas de ferailles!


Et aussi on a été aux studios de cinéma de Chennai  pour relancer notre carrière, démarrer celles d'AnnC et Ivan et visiter un peu. Manque de bol ce jour là un seul tournage à lieu et il est surveillé par un gros plein de soupe qui refuse de nous laisser entrer. Tant pis, on fait mine de s'en aller vers le reste des studios et on se faufille sur le lieu du tournage par un passage détourné. Puis nous mobilisons notre science des tournages indiens pour localiser un important responsable de la production et lui proposer nos services. Grâce à la fameuse méthode, Basket-gros portable de localisation nous rencontrons donc Pathi qui nous propose de tourner le lendemain une scène de mariage. Nous acceptons et nous donnons rendez-vous à 8 heures.
Le soir tard, Caro et Maxime attérissent à leur tour. Nous peinons mais parvenons à nous extraire de nos lits respectifs à l'heure dite, faisons une entrée remarquée sur le tournage dans une ambassador grand luxe (moins chère que deux rickshaw). Les yeux de tous les figurants présents se braquent sur nos trombines mal fagottés. On a plutot l'air de l'avoir fait la veille le mariage et d'en avoir gardé de sacrées sequelles. Pathi nous présente à Guru (qui est grand, déduisez en les blagues que vous voudrez moi je suis occupé à raconter) qui s'occupe bien de nous, nous nourrit puis nous conduit dans une loge! On apprend d'une dame sympathique qui ne nous quitte plus et parle français qu'il s'agit d'une énOOrme production avec je-sais-plus-trop-qui Khan et surtout la miss monde indienne (qui était attendue en vain le même jour à un salon de cinéma en France) et aussi un robot.
Finalement il s'avère que, ne pouvant pas rester tourner plus d'une journée, nous sommes inutiles au tournage et nous pouvons regagner notre domicile. La production nous offre tout de même un petit dédommagement qui nous permet de déjeuner grassement le midi.


Et pis demain on va voir l'ami Lama (dalaï de son titre honorifique) qui donne une conférence à la fac sur la paix et le bonheur. Je sais pas vous mais je trouve qu'il est assez prétentieux parce qu'il me semble bien qu'au Tibet il n'ont ni l'un ni l'autre...

Enfin voilà c'est à peu près tout, à très vite les pieuvres palmées

Par Artur et Zoé
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Mardi 6 janvier 2009

( Quand on met un superlatif dans le titre ca double les visites).

Masala signifie "mélange", c'est très souvent un mélange d'épices pour la nourriture mais en Inde tout ou presque peut-être masala: le thé avec du lait du sucre et des épices, le café idem, les films... A propos, le film dans lequel nous avons tourné est sorti et nous l'avons vu. A moins que vous avez des tendances masos très pronnoncées, nous vous déconseillons grandement de le regarder, ce dernier étant une véritable honte pour l'ensemble du cinéma indien.


Ceci étant dit, rajoutons que ca suffit d'accumuler les retards. Reprenons donc tout nos arrierés et baclons leur présentation qu'on puisse enfin repartir sur de bonnes bases. Le tout dans un désordre arturien de rigueur.
Alors fin décembre nous avons été à Mysore. S'y trouve un palais de Maharadja qui, grâce au dieu de l'électricité, cintille de 1000 feux (et même plus encore) tous les dimanches soir, ce qui, outre le fait d'accentuer son coté kitch, éblouit les mirettes.
Après on a filé sur la côte du Karnataka, à Malpe Beach ou on a passé quelques jours tranquilles à faire beaucoup de rien du tout. On a quand même bougé nos fesses le dernier jour pour allé visiter l'île qui se trouvait juste en face de chez nous, et ca a donné un truc assez moche dans le genre ca:


Et puis sinon hier nous avons assité à la première journée de l'Open de Tennis de Chennai. Nous avons suivi quatres matches:
* Un girafon croate contre un nabo espagnol (vistoire du girafon)
* Un modeste indien venant des tréfonds du classement opposé à un fridolin (victoire de Shuetller, l'allemand donc)
* Une paire - enfin un assemblage de deux parce que paire sousentend une certaine homogénéité- d'indiens chétifs, dont un âgé de 16 ans à peine contre deux bucherôns vennant tout droit des USA (dont l'un se prénommant Rajeev Ram, ce qui porte à croire qu'il n'était peut être pas à 100% américain )
* Un autre double sur un court annexe ou Carlos Moya parvient à perdre le match tout seul alors que son coéquipier allait plier l'affaire en deux smatchs-trois services.
* Enfin le grand simple opposant un obscur rayon de bicyclette espagnol au patronyme de barre céréalière  (Granollers je crois) à un sympathique coréen trappu. Comme le match à un peu duré en longueur le court central était vide et nous avons fini la soirée avec les dix stadiers qui, ayant finit leur service, regardaient le match depuis les tribunes ainsi les dix représentants de la communauté coréenne de Chennai. Nous avons eut beau hurler à nous fendre les poumons "joyeux anniversaire"  durant les intermèdes (la phrase se rapprochant le plus du message d'encouragemment que nous aurions aimé lui adresser: "vas-y mon gars désosse-lui l'isquiau jambier", que nous connaissions en coréen") il a quand même perdu. Oui bon se fendiller les poumons parce que crier tout seul dans un stade vide c'est un peu la honte quand même.


On a également joué avec le grand écran qui retransmet le match, puisqu'une publicité mensongère nous laissé entendre que nos textos seraient diffusés en gigantesque devant une foule éblouie. Malheureusement, ni "à poil martin", ni "france love prakesh and his ear diamons" n'ont été sélectionnés. Nous en avons encore aujourd'hui un goût amer dans la bouche.
Paint est un excellent outil contre la frustration.

Voila, ceci marque la fin du grand n'importe quoi.

 A très vite les huitres

Par Artur et Zoé
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Samedi 3 janvier 2009

A peine rentrés de notre périple backwateresque et arthur remit de son aventure nudiste aquatique que nous repartons pour un nouveau voyage.

Notre destination: Le Sri Lanka.
Notre mission (puisqu'on l'a accepté): Faire prolonger mon visa touriste pour 6 mois suplémentaires.
Durée de la mission: Une semaine et pas un pet de lapin de plus.
Difficultés envisagables: Un combat à mort contre les méchants de l'administration et une lute intérieur pour ne pas rester prisonniers de la plage enchanteresse d'Unawatuna.



Nos agents, après une maîtrise (presque) parfaite de leurs nerfs dans les transports en communs interminables, on enfin rallié le premier point de leur mission: Kandi!
Alors tout de suite forcément on pense à Candy, à une petite blonde crédule, à des champs de fleurs, des gentils zanimaux, à "toutlemondeilestbeautoutlemondeilestgentil" mais que nenni!
Kandi, ou, "la ville des méchants de l'administration", n'a pas été une étape agréable pour nos héros et en particulier pour...moi.




Après une attente interminable devant les guichets (j'avais le n°6, mais vu que le blaireau gentil monsieur qui s'occupait des visas étrangés n'a pas daigné rammener ces fesses avant 11h du matin je suis passé dans les dernières...) j'ai finalement pu avoir un interlocuteur.
Et voila que ce dernier m'annonce tout bonnement qu'on ne délivre plus de visas 6 mois!
"Et pourquoi donc mon bon monsieurs" demandai-je avec le peu de self contrôle qui me restait alors (oui puisque rappelons que ça faisait quand même 2h30 que j'attendais qu'il ai fini de boire son café ou de draguer la secrétaire)
On m'informa donc que suite aux attentats de Bombay c'était comme ca et pis que si j'étais pas contente c'était pareil.

Soit.

Seulement, la ou il a un tout petit peu poussé mémé dans les orties, c'est quand il m'a annoncé et repeté une bonne 10aine de fois sur le ton le plus hautain et menfoutiste possible que mon nouveau visa serait pret uniquement le 11 décembre alors même que je lui prouvait avec mes billets d'avions que mon retour en Inde était le 10 au matin.

Comme le disait si bien Brassens, "quand on est con, on est....", et on donc du se résigner à quitter les lieux sans certification d'avoir mon visa le 9...

Mais nos agents ne se laisserent pas abattre par cette nouvelle et profitèrent des quelques jours qui leur était impartis pour rejoindre le deuxième point de leur mission, à savoir Unawatuna.



Unawatuna c'est: une plage de sable blanc, presque pas de touristes, une mer transparente, du soleil, de bons restaurants, bref un peu le paradis quoi!
Et c'est lors d'une de leurs expéditions en mer, seulement armés de masques de de tubas, que nos vîmes... des poissons, oui certes, mais également une... tortue! Alors forcément, depuis le temps qu'on en parle à tout le monde, y'a beaucoup moins de surprise, mais si jamais un clampin encore ignorant venait à passer par là, et bien sache qu'on a vu une tortueuh, et même qu'on a nagé avec elleuuuuh!

* Afin qu'il n'existe sur le blog aucune discrimination, en particulier envers les animaux, il est important de mentionner ici que nous avons également vu des éléphant (big up à vous les gars, on vous oublie pas!), un cobra, des varans ainsi qu'un animal non identifié *



Toutes les bonnes choses ayant une fin, nous avons du regagner Kandi, afin de passer une journée entière au consulat à attendre mon visa, à pousser regulièrement des gueulantes afin de tenter de faire avancer les choses un peu plus vite et alleluia, a 16h on m'a remis un papier rempli à la main et marqué d'une petit coup de tampon certifiant que je signait pour trois mois supplémentaires en Inde. Un travail qui prend c'est sur, bien une semaine!!!

Bref, le Sri Lanka c'est un pays très très chouette, qui nous a donné envie à tous d'y retourner mais cette fois ci plus longtemps.
A mais tiens, j'aurai pas à nouveau un visa à refaire dans pas très longtemps moi?...

A suivre, nos vancances de noël au bord de la mer!

Par Artur et Zoé
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