Voila un concept qui risque de faire fureur un peu partout très prochainement la crise aidant...
Voici une des applications concrètes visible en Inde:
1. Constater que vous avez plein de vieilles bouteilles vides sur le plan de travail de votre cuisine. Ce qui laisse une place tellement limitée pour cuisiner
que vous ne mangez plus que des légumes dont la taille n'éxcède pas 10 cm (l'espace libre du plan) ce qui restreint le choix à la seule tomate.
2. Les rassembler dans un seau ou tout autre contenant.
3. Les apporter à la boutique du recycleur sur la place juste en bas de ta maison. Celui-ci pésera vaguement le tout.
[Toujours pour vous épargner les aléas de la Crise, noter l'idée ingénieuse de faire travailler un enfant: ca prend pas de place, ca consomme moins (de
nourriture) et on ne le paye pas. Bref, c'est tout bénef!]
4. Puis il vous achetera ce plastique à un taux mystérieux en effectuant des calculs que seul lui comprend (et
encore...).
5. Quintuple victoire! Vous vous êtes:
* Débarassé de vos vieilles bouteilles
* Rempli le porte-monnaie
* Soulagé la conscience écologique
* Apaisé la conscience sociale: vous avez aidé le tenancier à survivre et ce d'autant plus que durant la phase de calcul occulte
vous êtes presque sûr vu son sourire en coin qu'il vous a grassement arnaqué..
* A vous la cusine aux potirons, aux poireaux et au chevreuil doré!
Mettons donc à part la blague du grenelle de l'environnement voici une proposition radicale pour relancer l'écologie en France: fabriquez des pauvres... Ah on me dit dans l'oreilette que
l'on s'y atèle fermement.
Bon, tant mieux pour la planète...
Par Artur et Zoé
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Voila, ben c'est juste pour dire qu'on est encore là...
Après toute la saine agitation de deux mois de visites intensives nous retrouvons le calme de la vie chennaiite.
Enfin bon un calme tout indien. Sur la photo ci-dessus la place juste devant chez nous ou se tiens un énième meeting politique. Mais le summum du dérangement
contrairement à ce que l'on pourrait penser n'est pas atteint durant toute la journée qui précède la réunion (sono à fond, b.o à écorner un ouvrier métallurgiste
tchèque ) ni pendant le meeting lui même ( sur l"échelle du regreté Jean-luc décibel on doit pourtant atteindre des niveaux intéressants): le plus relou c'est la nuit précedante ou la
scène est montée et la nuit suivante ou tout est démonté... Parce qu'en fait c'est idéalement le moment ou on aurait bien aimé dormir pendant que des ouvriers braillards s'affairent bryamment.
Ouais j'ai des préoccupations bassement matérielles.
Heu sinon ca c'est mon bureau ou que finalement j'ai réussi à trouver un stage.
plouf plouf
Et pis aussi une petite anecdote de saint-valentin politique pour finir:
Il était une fois dans un pays lointain ( une fois c'est aujourd'hui et le pays lointain c'est l'Inde) un vilain politicien conservateur et extrémiste. Appelons le Pramod Muthalik
puisque c'est son nom. Ce brave garçon décide de faire la guerre à la saint-valentin parce que c'est pas hindu et déclare que le jour dit il se promenera dans les rues et tous les couples qu'il
verra fricotter ben il les mariera de force parce que bon vous comprennez sinon c'est la débauche et la dépravation ( ce qui est mal vu dans la religion hindoue figurez vous).
Le lendemain les gens en lisant ces bêtises dans les journaux décident de s'insurger: ils ouvrent un groupe fessebouc ( personne n'est parfait ) ou dedans
tous les gens qui sont contre les crétineries de Muthalik ils viennennent. Après ils décident de recueillir beaucoup de lettres de Saint -valentin adressées a ce brave monsieur et de culottes
roses pour les lui envoyer. C'est sur que pour être autant contre la saint valentin monsieur Muthalik doit être seul et triste ....
Voila, fin.
A bientot les perdreaux galactiques!
Par Artur et Zoé
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Bon, comme prévu avant-hier nous sommes allé voir le Dalaï Lama parler de paix et de bonheur.
Il faut quand même raconter en détail parce que Monsieur Lama n'est pas qu'un produit marketing bien packagé, il est aussi un personnage hors du commun qui
dégage véritablement quelque chose de prenant. Un peu comme le saucisson à l'ail.
Nous nous installons dans nos siège et attendons.
On diffuse sur des écrans géants une animation qui montre quelques photos de notre hôte à divers moments clés de son éxistence: sur les genoux de sa môman à 3 ans, aux côtés de Monsieur Bush,
avec Richard Geere... mallheureusement le dvd qui renferme ce précieux document semble être rayé et on se retape les dix premières minutes en boucle pendant que Lama en finit avec sa conférence
de presse dans une pièce attenante..
Puis il arrive, dans un délai très raisonnable, deux amis à lui pipautent dans leur flute, coiffés de couvre-chefs crêtes jaunes du meilleur effet. Il s'avance doucement et se plie poliment à
tout le protocole fastidieux qu'on lui impose, un cadeau par-ci un machin truc honorifique par là, et vas-y que je t'emmitouffle dans l'écharpe de la paix en triple coton surimprimé
alors qu'il fait 35 à l'ombre et allez le collier de fleur traditionnel.
Le bonhomme est silencieux et très souriant, un air très malicieux. Je le surprend durant un discours de présentation décrivant son existence par le menu tant soi peu
ennuyeux à manipuler et sentir les fleurs que l'on a déposé sur la table basse qui lui fait face.
Vient le moment pour lui de parler, on va enfin entendre sa voix. Il enchaine une bonne quarantaine de mercis sincères au technicien à chacuns des
nouveaux ajustements de son micro. Puis il annonce dans un anglais hésitant et lacunaire qu'il doit tout d'abord s'asseoir confortablement avant de parler. Se met en tailleur et attaque.
Il parle doucement avec des intonations franches, une voix qui bascule dans les graves ou les aigus pour accompagner ses propos . Je ne sais pas si c'est bien respectueux mais je trouve
qu'il s'exprime d'une manière très proche de celle de maître Yoda, il répète d'ailleurs à maintes reprises la rengaine de ce dernier: "la peur menne à la colère...".
Il nous avertit tout d'abord: il n'est pas un être extraordinaire, ne possède aucun super pouvoir et ce qu'il a à nous dire n'a rien de bien original. Ceci se confirmera. Oui mais voila,
voila un gaillard de 73 ans qui, devant un auditoire de plusieurs milliers de personnes imite avec candeur et simplicité le chaton qui tète sa mère. Un
type qui répond tout naturellement quand on lui demande de raconter un des moments les plus heureux de sa vie que c'est le jour ou il a finit ses études et ou il a pu remiser tous les livres
compliqués qu'il avait du étudier au fond d'un placard. Puis, se reprenant, cite le second épisode plus judicieux mais moins savoureux de son exil vers l'Inde. Il nous parle longuement. Fait
beaucoup de blagues, rigole énormément.
On lui présente à la fin une gigantesque toile blanche ou on lui demande un autographe, un de ses assistants lui signifie d'un geste ample de la main qu'on s'attend à qu'il occupe le plus
de surface possible. Lama, imperturbable griffone quelques minuscules pattes de mouches au centre de la toile. Discrètes mais- n'en doutons pas- magnifiques, (du reste on ne saura jamais on
était trop loin pour voir en détail).
Puis il revient sur le devant de la scène, salue tout le monde, pas par grands signes balancés à la foule, impersonnels, comme on nourrit de grains les volailles, par petites touches
successives, comme un impressioniste, " bonjour, madame, troisième rang, bloc C, siège 34, bonjour monsieur de la police, belle moustache, merci de m'avoir écouté salut homme blanc, grand patron
pétrolier, premier rang (off-course)". Il s'en va.
Le seul point majeur sur lequel nous restons en désaccord est que ce dernier pense que les tortues ne sont pas capables de compassion alors que,
pour avoir pu nager avec l'une d'elle qui, consciente de notre triste sort d'humain nous a laissé l'approcher et partager un peu de son intimité, je suis persuadé qu'elles en sont immensément
pourvues. Pour compléter donc le message du Lama qui pense que la compassion est un sentiment universel car biologique j'ajoute que je suis intimement convaincu que celui-ci peut aussi
s'acquérir. J'en veux pour preuve la tortue justement.
A bientot les groustiflore hermaphrodites!
Par Artur et Zoé
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