Dimanche 16 novembre 2008


J'avoue j'en ai bavé pas vous mon amour...
(J'avoue que ça n'a rien à voir mais que je voulait le caser.)
J'avoue
que ça y est, déjà 5 mois qu'on est ici...!
J'avoue, autant de jours à se doucher à l'eau froide!
J'avoue que le temps passe beaucoup trop vite,
J'avoue qu'en parlant de temps, la mousson se fait désirer cette année
J'avoue qu'à partir de jeudi j'ai encore un nouveau cours (décidément!)
J'avoue que ça sera deux fois par semaine, de quoi remplir mon emploi du temps!
J'avoue: bientôt de la visite!
J'avoue qu'on va manger du fromage, du saucisson et plein de cochonneries!
J'avoue qu'on va vite reprendre les quelques kilos qu'on avait perdu!
J'avoue que très prochainement: Sri Lanka nous voilà!
J'avoue que j'ai les cheveux en tire bouchon maintenant...
J'avoue qu'on devient incollables en chapati, parota, iddly, nan, dosai, utapam...
J'avoue que j'aimerai bien organiser une soirée déguisée.
J'avoue, bientôt 2 ans...
J'avoue, que le jardin d'Arthur commence à bien décorer notre balcon
J'avoue qu'on a fait du papier tout seuls comme des grands!
J'avoue que ça s'apparente plus à du carton, mais qu'on est fières quand même!
J'avoue que notre film sort le 5 décembre et
J'avoue que les parents d'Artur vont avoir l'honneur de le voir en notre compagnie!
J'avoue, plus que quelques jours d'anonymat! ;)
J'avoue qu'on a plus beaucoup de commentaires et qu'on est déçus
J'avoue que si ça s'améliore pas on arrête le blog
J'avoue, oui, c'est du chantage! :)
J'avoue, à bientôt les loupiots!

A suivre...


Par Artur et Zoé
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Jeudi 13 novembre 2008

Ayant pleinement conscience que ce blog est laissé à l'abandon ces derniers temps et que la lecture de nos folles péripéties vous manque atrocement, je m'en vais combler un peu le vide de ces dernières semaines en vous contant notre week-end à Rameswaram...


C'est par un chaud et ensoleillé vendredi de novembre (normal me direz vous..) que notre petite équipe, composée de cinq éléments brillants et distingués s'en est allé prendre le train à destination d'un petit village encore plus chaud et ensoleillé. (soyez pas jaloux, la pluie, le brouillard et le froid ça a ses avantages aussi... je sais pas lesquels mais bon)

Mais à la "train station" (à la gare pour ceux qui ne seraient pas totalement bilingues comme moi), première tuile! Ayant pourtant réservé nos billets deux semaines en avance, nous sommes toujours sur "waiting list" et ne disposons alors que d'une couchette pour...cinq. Je vous laisse imaginer les quelques difficultés que cela peut poser quand il s' agit de vouloir dormir... On a pas cependant perdu le moral pour autant, et tandis que Annicha et Clémence se partageaient la couchette, on a tout bonnement investit l'entre wagon et avons dormis par terre, bercés par le train (et les douces odeurs émanant des toilettes) en attendant que des passagers veuillent bien descendre et nous laisser leurs places!


Heureusement pour nous, le reste du week-end n'a pas été à l'image de cette première nuit mais s'est plutôt apparenté a ce que l'on pourrait nommer: des vacaaaaances.
En effet, entre le soleil qui ne nous a pas quitté, la plage, la mer, les jeux débiles dans l'eau, la bronzette, les visites et les restos, on a pas eu beaucoup de temps pour s'ennuyer
!


On a même rencontré plein de mini ânes, une poule tunning (oui oui, comme les voitures) ainsi que des biquettes trop choupinettes, et laissez moi vous dire que si je n'avais pas passer le week end à raisonner arthur, notre appart serait à l'heure qu'il est une véritable ménagerie! Sans parler de nos futurs visiteurs qui auraient du partager la chambre d'ami avec ces délicieuses bestioles! :)

 
"Coup de coeur" aussi pour le Valentino, seul restaurant au coeur de cette ville sainte qui possède un nom européen, et ou comme tout bon blanc en manque de nourriture française qui se respecte nous sommes allé manger... Et c'est donc sur une terrasse, entourés de guirlandes de noël clignotantes, et avec Abba à fond dans les oreilles que nous avons dégustés nos spaghettis en nous interrogeant pour savoir si oui ou non on devait leur avouer que les années disco ça fait bientôt 40 ans que c'est fini en Europe!... Réponse: non, c'était trop kitsch et rigolo pour vouloir que ça change!


Sinon on est allé au Bout Du Monde, c'est à dire à la pointe de l'inde la plus proche du Sri Lanka. On a tenté de nous rouler comme des touristes mais on s'est pas laissé faire et on a réussi a y aller sans payer 100 fois plus cher que tout le monde. On a prit le bus, puis un camion et on a pu contempler les vertiges d'une ville entièrement détruite par le cyclone de 1964. On s'est baigné, on a sauté dans les vagues comme des gamins, on a faillit se noyer et perdre son maillot de bain une bonne 15aine de fois (enfin c'est que moi ça en fait..!) et on est rentré, sur le toit du camion, au milieu de ces landes désertiques, cernées par la mer, et y'a pas à dire, c'est dans ces moment la qu'on est heureux d'être venu en Inde! :)

Voili voilou les kangourous pour ce qui est de notre dernier week end en date... plus de news dans les prochains jours, promis! En attendant, les photos sont sur picasiette si ca vous interesse...
Bisou bisou

 
Par Artur et Zoé
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Jeudi 30 octobre 2008

On me demande souvent comment se passent les cours à la fac. Tout décrire serait long et fastidieux alors qu'en disant juste que c'est le bordel j'apporte une vision assez complète de la réalité. En guise d'illustration voici un joli conte que nous narra notre prof durant un cours de méthodologie de la recherche en sciences sociales spécifiquement consacré à la question de la collecte des données. Tout un programme:

Il était une fois un colporteur qui ramenait de Chennai un immense stock de casquette. Il parcourait les environs de la grande ville et y vendait ses couvre-chefs. Il avait coutume pour son confort et sa publicité d'arborer l'un de ses modèles, vissé entre ses deux oreilles.
Un jour qu'il avait beaucoup marché il s'arrêta sous un Banian gigantesque pour somnoler le temps que les heures chaudes passent.
A son réveil il s'ébroua, s'étira, se releva puis entreprit de charger sa marchandise sur son dos. Malheureusement tout son stock avait disparu, subtilisé par quelque méchante âme passant par là. Seule sa propre casquette était toujours au sommet de son crâne. De désolation, il chu littéralement sur le sol et se trouva allongé par terre. Lorsqu'il ouvrit les yeux et reprit ses esprits il vit le ramage colossal du banian dans lequel sautillant et se chamaillant était une tribu de singes. Ceux-ci étaient tous coiffés d'une des casquettes volées. Le colporteur s'usa alors à invectiver les animaux, leur ordonnant de rendre ses biens immédiatement, les menaçant d'appeler la police, leur promettant la réincarnation en asperges s'il persistaient dans leur vilenie. Plus le pauvre homme criait et s'échauffait, plus les singes semblaient s'amuser et moins ils paraissaient enclins à rendre leurs trésors à leur propriétaire.

Alors qu'il ôtait sa casquette pour se gratter d'effarement le cuir chevelu, il constata qu'un des jeunes s'amusait à en faire autant. Une brillante idée lui vint alors, il attrapa sa casquette et la jeta à terre, devant les yeux médusées d'une petite fille qui pensait qu'il agissait de rage....
 Quelle ne fut pas la surprise de cette dernière quelques secondes plus tard lorsqu'elle vit s'abattre à terre une pluie multicolore de casquettes à la grande joie du colporteur.

Ils vécurent pas si heureux que ça puisque leur mariage avait été arrangé et eurent une flopée de loupiots. (c'est ainsi que finit tout conte indien).

Par Artur et Zoé
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